Edito

Si le modèle SaaS grignote régulièrement des parts de mar-ché sur l’ensemble des secteurs d’activités et métiers (par rapport au modèle traditionnel), certaines fonctions semblent particulièrement réceptives aux avantages de ce nouveau mode d’utilisation des applications.

C’est le cas de la fonction ressources humaines. Elle fut sans doute l’une des premières à se voir proposer des solutions de ce type, et aujourd’hui les solutions disponibles composent un catalogue varié et imposant, apte à satisfaire le DRH le plus exigeant.
Il faut sans doute y voir une conséquence du profond bouleversement du secteur ressources humaines ces 30 dernières années. La fonction « personnel » des années 70 gérait une masse salariale pérenne, formée une fois pour toute, peu mobile dans le temps et dans l’espace. Elle a laissé place à la direction des ressources humaines telle que nous la connaissons aujourd’hui, pratiquant la gestion du capital humain, car c’est bien d’un capital dont il s’agit maintenant aux yeux des entreprises.
Cette gestion du capital humain doit tenir compte des plans sociaux, plus nombreux que par le passé, de la redéfinition constante des attributions et des fonctions (gestion des compétences, GPEC) , de l’éclatement des sites de production et d’administration, avec la mobilité géographique qui en découle et la nécessité de maintenir une cohésion et une communication efficace (portail RH, réseaux sociaux 2.0), de l’évolution constante et de la multiplication des législations et règlements, (dématérialisation), de la souplesse plus grande désormais dans les horaires de travail et la gestion des congés (gestion des temps), etc…
Autant de nouvelles contraintes ou attributions qui nécessitent des solutions informatiques dédiées, constamment remises à jour, qui sont capables de communiquer facilement, le cas échéant au sein d’une interface unique, et qui peuvent s’adapter rapidement à de nouveaux utilisateurs.
De fait, tous ces besoins et ces contraintes trouvent une réponse naturelle dans les solutions délivrées en mode SaaS, car ils correspondent presque point par point aux bénéfices habituels de telles solutions : mises à jour permanentes, possibilité d’adjoindre facilement de nouveaux utilisateurs, accessibilité par une interface web en tous lieux et sur tous sites, etc.
À ces bénéfices s’ajoute l’une des particularités essentielles du modèle SaaS, le paiement par abonnement (typiquement, même si dans les faits ce n’est pas toujours le cas). Qui lui aussi est apprécié des Directions Ressources Humaines pour la lisibilité et la souplesse qu’il procure, en opposition au modèle traditionnel avec serveur et solution dédiés.
D’où, inévitablement, cet intérêt de plus en plus affirmé des Directions Ressources Humaines pour le modèle SaaS/Cloud. Intérêt que les éditeurs ont bien compris voire parfois anticipé, en offrant aux DRH des solutions pour tous les besoins recensés ci-dessus.

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